Biographie

Estelle Beauvais (née en 1983 en France) est réalisatrice et vidéaste.

Elle est diplômée en Arts Appliqués à l’ENSAAMA Oliver de Serres et à en Arts Plastiques à l'Université Paris 8 (Master Nouveaux Media).

Elle a réalisé de nombreux films documentaires sur des thématiques sociétales et culturelles, des films pour les pouvoirs publics et les entreprises ou d’image de marque.

Elle produit la série documentaire Dasein Projekt (Paris/Berlin de 2008 à 2012) et la série de courts-métrages La Fragilité (de 2012 à 2015)

En 2015, Estelle fonde, en association avec le directeur artistique et compositeur Jef Guillon, la société de production Le Coeur de L'Homme.

En 2020, la structure évolue et devient le studio de création Kokoro, dédié plus largement au design et aux oeuvres multimédia. 

Estelle est co-fondatrice de la société Kokoro dédié à la création design, audiovisuelle et multimédia.

www.kokoro-studio.fr

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Intentions

“Bringing life to the screen”

 

Pour moi le cinéma est avant tout rassurant. Il est une aide.

Car nous vivons dans un monde qui nous dépasse incontestablement. Le fait de pouvoir mettre en scène, de mettre en lumière des émotions, d’avoir un espace qui me permette d’organiser un propos : cela me rassure et m’apaise. Regarder des films, faire des films, me permet de mieux accepter le monde dans lequel je vis et d’y construire des repères. 

J’essaie donc de faire un cinéma rassurant et bienveillant. Car la vie est trop difficile pour que la création (les espaces de liberté) nous renvoie une difficulté de plus, une douleur de plus. Les films peuvent naturellement être traversés par les difficultés de nos vies, mais il est important, je crois, de travailler à laisser un sentiment au dessus de tous les autres : celui qui dit « ça va aller». Au delà même de l’espoir, il y a la confiance motrice. Et quand la vie nous perd, grâce au cinéma, je crois qu’on peut la rattraper.

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J’ai longtemps été dessinatrice. Mon enfance, mon adolescence, mes études, mes premiers pas dans la vie active, plusieurs vies. Je me destinais à continuer dans cette voix. Je suis heureuse que la vie ait changé mes plans. Le fait de faire des films s’est imposé à moi, non seulement comme une nécessité, mais également comme une réelle ouverture. Faire des films m’a permis de vivre dans le monde, de rencontrer des autres, d’être à l’écoute, et d’être entendue aussi. Le cinéma est un média fantastique pour tout cela.

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Je crois que grâce aux films, de nos plus gros problèmes, de plus insupportables douleurs à la fois terriblement personnelles et universelles, naissent les plus belles histoires.

Je crois que les films permettent d’exorciser la souffrance et la violence qui se nichent inévitablement en chacun de nous

Je crois que le cinéma nous permet de toucher la gloire qu’il y a au dessus de tout. Dans le cinéma, la lumière traverse et surpasse naturellement le misérable, le pathétique qui ne peut durer qu’un temps.

Je crois que le film est un media puissant, quelque soit le type de production, grands et petits films - cela car les films permettent, s’ils sont fait avec amour et bienveillance de redonner le courage dont nous avons tous besoin pour affronter la vie.

Je crois que le cinéma nous apprend cela, tant dans son processus que dans son résultat : comment, lorsque quelque chose me brule directement et brutalement, voir plus loin, derrière, devant, au dessus.

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Les images.

Je ne sais pas d’où elles viennent. Je m’interroge encore beaucoup sur cela. Jusqu’où l’image est pensée, rêvée, jusqu’où elle vient à moi sans que je ne sache pas bien pourquoi, comment.

Je crois qu’à des périodes complexes de nos vies, nous avons tous fait l'expérience du réconfort que peuvent apporter des choses simples. Une musique qui nous projette dans le futur ou accompagne notre peine, un échange réconfortant avec un/e ami/e, une belle lumière, un rayon de soleil, une pluie apaisante, un sourire dans la rue, un bon café...

Toutes ces petites choses sont à la fois simples mais représentent également des impulsions de vie nécessaires à notre survie, et à notre chemin vers le bonheur. Ce sont toutes ces petites choses que j'essaie, avec mes petits moyens et à ma manière, de mettre en scène dans mes films.